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:: John Varley - Les gens de la Lune ::

 
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Arcanus
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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 19:33 (2010)    Sujet du message: John Varley - Les gens de la Lune Répondre en citant

Sur la quatrième de couverture :

Citation:
Sur Lune, Hildy Johnson est journaliste à Tétinfos. Il est chargé d'écrire une série d'articles sur les différences entre la vie sur Terre il y a deux cents ans - avant son invasion par de mystérieux extraterrestres - et la vie sur la Lune telle qu'elle est aujourd'hui. on y change de sexe comme de chemise, on y assiste à des matches de catch ultraviolents et mortels, alors que la mort même a presque été vaincue, le tout sous le regards bienveillants du super-ordinateur chargé de gérer la colonie lunaire. Celle-ci semble être l'utopie parfaite, et rien ne vient gripper les rouages de cette remarquable organisation. En apparence, du moins...

Avec Gens de la Lune roman de science-fiction monumental, John Varley poursuit sa fameuse série des Huits mondes entaméé avec Le Canal Ophite. Il livre, au passage, un hommage à Robert Heinlein et, plus particulièrement, à Révolte sur la Lune.

Né en 1947, John Varley s'est affirmé comme un écrivain brillant, dévoilant un sensibilité narrative et un humour parodique qui lui ont valu la plus grande considération et de nombreux prix (trois Hugo et deux Nebula). Il est l'auteur du monumental Gens de la Lune et plus récemment du Système Valentine (dans la collection Lune d'encre) qui se déroule tout deux dans l'univers du Canal Ophite.


J'ai lu le Canal Ophite, un roman ma foi sympathique, mais qui ne m'a pas spécialement marqué. À la recherche, comme souvent, de lecture dans mon magasin habituel, j'ai vu cette suite, déjà repérée auparavant, mais dont j'avais reporté l'achat après la lecture du Canal Ophiteévidement. Ayant lu donc ce dernier, je me décide finalement à en acquérir la suite, plus de 850 pages de lectures à venir.

Le Canal Ophite se déroulait grosso-modo peu après l'arrivée des extraterrestres cités sur la quatrième de couverture, soit donc un peu moins de 200 ans après le premier récit. Mis à part l'univers général du récit, on ne retrouve aucun personnage de l'histoire du premier récit, même pas cité à un quelconque moment pour autant que je me souvienne. C'est donc dans une trame totalement détachée que le lecteur est envoyé.

Nous suivons alors les tribulations d'Hildy Johnson, avec comme trame de fond ses relations avec le super-ordinateur. Celui-ci est devenu tellement complexe et compartimenté qu'il reconnait lui-même que, pour ainsi dire, « la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite ». Il en est même venu à avoir des relations personnelles, un peu comme une petite voix dans la tête des habitants, personnalisées avec chacun des habitants de la Lune. Sauf que, comme précisé en présentation de l'ouvrage, ce n'est qu'en apparence que la société lunaire fonctionne bien, car dans le fond il y a un sérieux problème que le super-ordinateur tente de comprendre pour pouvoir le régler, lié au simple que « la mort même a été vaincue ».

Autour se développent différentes trames parallèles, un peu comme une accumulation de nouvelles fortement liées entre elles, il faut dire qu'en 850 pages, il y a le temps de faire ainsi. De nombreux personnages sont récurrents et mènent notre héros/héroïne - je reviendrai plus loin sur cette bisexualité - dans différentes aventures à travers la société lunaire, tout en gardant toujours un lien, même léger, avec la trame centrale, symbolisée par les dialogues périodiques entre Hildy Johnson, qui est par ailleurs le narrateur d'un récit écrit la première personne et donc le super-ordinateur. Quoi qu'il en soit, ces différentes aventures ont prétention à faire bouger le récit, à faire découvrir différents aspects de la société de la Lune développée par John Varley, avec plus ou moins de bonheur, selon les goûts de chacun aussi sans doute puisqu'on voyage parfois dans le milieu des techniciens aussi bien que dans les milieux des journalistes, à d'autres moments, c'est le monde d'une espèce de jet-set de l'ombre et ainsi de suite. Évidemment, fonction que l'on aime ou non certaines de ces ambiances, il peut arriver que certaines parties du récit soient plus agréables à un lecteur et moins à un autre.

J'en viens maintenant à un point qui semble avoir son importance, la transsexualité. C'est du moins ce que voudrait faire croire le texte de la quatrième de couverture. Sauf que je trouve que ce thème est absolument mal traité. Il suffit d'un changement de sexe de la part de notre héros/narrateur qui en devient une héroïne/narratrice pour satisfaire l'auteur. À partir de là, vous aurez compris ce qui nous attend dans un récit à la première personne : un enchaînement tout au long de l'ouvrage de pensée d'un homme devenu une femme sur la perception différente de la relation sexuelle en fonction du sexe du moment. L'auteur aurait-il tenté de proposer une transposition dans un monde de science-fiction de ces romans écrit par des femmes proposant les réflexions d'une femme sur sa sexualité ? Peut-être... L'a-t-il réussi ? Je ne trouve pas. C'en est même absolument lassant d'avoir à s'avaler des pages de réflexions sur la manière dont un amant lui fait l'amour de la manière dont cette amant aime qu'on lui fasse l'amour quand il est une femme, etc, etc, etc... Je n'ai rien contre que la présence du sexe dans un récit, à condition que cela serve le récit. Le sexe pour le sexe, il y a les récits érotiques, voire pornographique pour ça. Alors pourquoi passer des pages et des pages à nous balancer la sexualité de notre héros, devenu très tôt une héroïne et qui le reste - sans doute un meilleur équilibre des parties aurait évité ce débordement - presque jusqu'à la fin du récit ? Je n'en sais rien, mais cela fatigue beaucoup sur la longueur, à tel point que j'en ai du mal à avancer dans le reste du récit et que bien souvent j'attendais d'avoir enfin quelque chose de consistent à lire plutôt qu'une xième réflexion de femme écrite par un homme.

Outre donc cette sur-représentation mal effectuée de la sexualité du héros, il faut bien reconnaître que nombres des autres thèmes abordés par l'auteur traînent en longueur de la manière. On se retrouve constamment embarqué dans des pensées à soi-même, ou au mieux en discussion avec le super-ordinateur, sur ce qu'il se passe, les malheurs du personnage - il a en effet une forte tendance à la dépression - et compagnie... Le genre de choses qui, bien traité, est toujours intéressant, mais à mon sens sur ce coup-ci, Varley se plante et en reste à la surface, malgré qu'il tente de cacher cette superficialité de son texte sous des réflexions faussement profondes. Et pourtant ! L'univers qu'il développe porte en lui les ouvertures à de nombreuses questions qui auraient largement mérité un meilleur traitement. Celle d'une société fondamentalement transsexuelle est la plus mal traitée évidemment. Le cas de l'occupation d'une population totalement gérée par un ordinateur et donc totalement désoeuvrée est abordée, mais n'est l'objet finalement que d'une petite « nouvelle » du récit ou encore celui de la valeur et de la continuité des liens à une Terre totalement perdue pour les hommes transparaît à travers cette jet-set attachée à d'anciens titres sans autres valeurs que celle d'exister encore. De manière générale, il y a le lien général de l'ennui lié à la mort vaincue qui amène certaines personnes dans des combats sanglants en quête d'une légère impression de vie et il y aurait là un thème bien intéressant, mais en reste superficiel. C'est pourtant la première fois que je lis un récit où l'on prend l'immortalité à son début rencontrant déjà son ennemi qu'est l'ennui, mais même s'il s'agit du thème de fond le plus traité, la fin du récit vient en bonne partie briser ce qui en a été dit, dommage, dommage...

Alors, au final que reste-t-il de cette lecture ? Hé bien, une multiplication d'introspection féminine écrite par un homme sur la sexualité, des discussions dont il n'est pas sûr qu'elle soit d'ordre philosophie ou humoristique - et qui dans les deux cas tiennent un peu du pétard mouillé - avec un super-ordinateur qui ne se comprend plus vraiment lui-même et des personnages secondaires qui n'ont finalement que rarement d'autres intérêts que de mettre entre parenthèse le temps d'un dialogue ou d'une aventure les introspections de notre héros/héroïne déjà évoquée de multiples fois - et encore, dans un récit à la première personne on ne coupe jamais vraiment à ces introspections ? -... Et après tout cela, me voilà contraint d'écrire que l'oeuvre d'Heinlein méritait sûrement un meilleur hommage que cet ouvrage de Varley.


Dernière édition par Arcanus le Lun 24 Jan - 17:11 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 19:33 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Muad Dib
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 12:53 (2010)    Sujet du message: John Varley - Les gens de la Lune Répondre en citant

Donc, en résumé, pas trop d'intérêt cet ouvrage Question
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Arcanus
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MessagePosté le: Dim 2 Mai - 15:27 (2010)    Sujet du message: John Varley - Les gens de la Lune Répondre en citant

Pour un bouquin de 850 pages, ce qui prend quand même un certain à lire, à moins d'aimer les trucs du genre, je dirais en effet que ça n'en vaut pas vraiment la peine. C'est dommage car il y a vraiment des bonnes idées de base pour certaines parties du récit, mais qui sont mal exploitées...

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:29 (2018)    Sujet du message: John Varley - Les gens de la Lune

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